9.12.2023–21.4.2024

Bijoy Jain. Studio Mumbai

Le souffle de l’architecte
Adresse
261 Boulevard Raspail, 75014 Paris Map
Öffnungszeiten
Mi 11–22 Uhr Mi–So 11–20 Uhr

La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente Le souffle de l’architecte, une exposition spécialement créée pour l’institution par l’architecte Bijoy Jain, fondateur du Studio Mumbai en Inde. Il est l’auteur d’une œuvre témoignant d'une profonde préoccupation pour la relation entre l'homme et la nature, et dont le temps et le geste sont des facteurs essentiels. Explorant les liens entre l’art, l’architecture et la matière, Bijoy Jain propose à la Fondation Cartier une création totale : un espace de rêverie et de contemplation en dialogue avec le bâtiment iconique de Jean Nouvel.

Bijoy Jain imagine une exposition qui se vit comme une expérience physique et émotionnelle.

Le souffle de l’architecte offre aux visiteurs une véritable invitation à respirer, à errer en toute quiétude, à redécouvrir le silence : " Le silence a un son, nous l'entendons résonner en nous. Ce son connecte tous les êtres vivants. C’est le souffle de la vie. Il est synchrone en chacun de nous. Le silence, le temps et l'espace sont éternels, tout comme l'eau, l'air et la lumière, qui sont notre construction élémentaire. Cette abondance de phénomènes sensoriels, de rêves, de mémoire, d'imagination, d'émotions et d'intuition provient de ce réservoir d'expériences, ancré dans les coins de nos yeux, dans la plante de nos pieds, dans le lobe de nos oreilles, dans le timbre de notre voix, dans le murmure de notre souffle et dans la paume de nos mains."

Convoquant l’ombre et la lumière, la légèreté et la gravité, le bois, la brique, la terre, la pierre ou encore l’eau, l’architecte dessine une traversée sensorielle, en résonance avec la matière. Elaborée au rythme du souffle et façonnée à la main, l’exposition déploie une installation composée de fragments d’architectures.

Sculptures en pierre ou en terracotta, façades d’habitats vernaculaires indiens, panneaux enduits, lignes de pigments tracées au fil, structures en bambou inspirées des tazias – monuments funéraires portés sur les épaules à la mémoire d’un saint lors des processions musulmanes chiites – ces constructions transitoires et éphémères présentent un monde à la fois infini et intime et nous transporte dans des lieux aussi proches que lointains.